Entourée de terres de culture, de forêts et de vignes, la commune se découvre de part et d’autre de sa longue avenue. Haut-lieu de richesse historique locale, Brizambourg a certes perdu ses vestiges, mais son charme et son caractère demeurent intacts.
Arrondissement : Saint Jean d’Angély
Canton : Saint Hilaire de Villefranche
Population : 865
Habitants : les Brizambourgeois
Longueur du village : 2,4km
Origine du nom : de Trelleborg, bourg scandinave d’où venaient les vikings qui remontèrent la Charente vers le 9è siècle.
Marchés : mercredi et samedi, place du Champ de Foire
Questions à Jean-Claude Damon,Jean-Claude Damon : Brizambourg est doté d’un tissu de commerces de proximité et d’artisans. Idéalement situé entre Saintes, Matha et Cognac, le village séduit pour sa ruralité aux portes des centres urbains.
Jean-Claude Damon : L’école Yves Bray est pourvue depuis l’an passé, d’une salle de motricité. Prochainement, un accès aux personnes à mobilité réduite devrait être mis en place à la Mairie et à La Poste. Un projet est également à l’étude pour parer le giratoire d’entrée d’une miniature de la Fontaine du Château (Fontaine du Pilori).
Profession : vigneronLa culture viticole s’inscrit dans le paysage brizambourgeois, sous le sceau de la tradition. Imprégné du savoir-faire familial depuis son plus jeune âge, Ludovic 30 ans a fait le choix de prendre la relève de ses parents et de devenir ainsi la 7è génération de vignerons. De son métier, il en parle avec toute la subtilité qu’exige l’activité. Culture, récolte, vinification, distillation, vieillissement, le jeune homme transforme et crée sa matière première en cognac et pineau. “Le raisin est par essence, le fruit du vin. Toute la qualité du produit fini se fait dans la vigne. Ensuite, il faut du temps, de la maturité et un vrai plaisir pour comprendre les créations gustatives et jouer avec les assemblages.”
Mécaniques d’antanL’atelier de Fernand ressemble à ces musées qui cumulent plusieurs vies d’enthousiasme et d’émerveillement. Une porte ouverte sur un passé que nous donne à découvrir ce collectionneur de 88 printemps, dont l’univers est agrémenté de châssis, moteurs, courroies… Aucune date ne lui échappe, encore moins les systèmes de motorisation ! Durant des années, le mécanicien aidé de son fils Jean-Jacques, récupère des « carcasses » de belles oubliées dans un champ, et s’appuie sur des documents de l’époque pour redonner un second souffle à des modèles qui ont marqué l’histoire de l’automobile. Les époques changent, les émotions subsistent…
Achète fontaine, 800 francs !Vous connaissez tous la fontaine du Pilori installée depuis des lustres sur sa place à Saint Jean d’Angély. Mais saviez-vous que ce monument est le seul reste du Château de Brizambourg. Pourquoi un tel déplacement ? Pour l’histoire, vers 1819, les habitants du canton du Pilori à Saint Jean, décidèrent de changer l’image macabre de leur place où se tenaient les mises au pilori. Un des habitants avait repéré parmi les ruines du château de Brizambourg, la margelle du puits. Une souscription fut alors lancée pour l’acquisition du monument. Contre la somme de 800 francs, la fontaine fut transportée pierre après pierre et réédifiée dans la cité angérienne au-dessus d’un puits.
Une forteresse évanouieDe 1445 à 1793 existait à Brizambourg, l’une des plus puissantes forteresses du secteur. D’après les archives, il semble que le donjon central était situé à la place du champ de foire actuel. Ce château féodal comportait huit tours de remparts et trois rangées de douves. Cet imposant édifice dépendait des Comtes de Taillebourg qui disposaient ainsi de forces guerrières en cas de conflit. Une place forte puissante dont les « gens d’armes » étaient chargés de la justice et du maintien de l’ordre entre Cognac et Taillebourg. Les guerres de Religion et la Révolution auront raison du site historique. Aujourd’hui, aucun vestige ne subsiste hormis quelques monceaux de pierres caractéristiques.

Karine, Géraldine, Stéphanie, Valérie : “Ce qui se dégage de ce petit village, c’est sa tranquillité. Nous sommes ici au milieu de tout, à la campagne et en périphérie des zones urbaines.”
Pamela et Loam : “Originaire de Charente, je suis installée à Brizambourg depuis mars. La vie me plaît ici. Il y a un côté pratique avec les commerces et l’école sur place.”
Ludivine et Denis : “Nous cherchions une maison autour de Saintes. Le petit bourg nous a plu. Et puis, il y a des kilomètres de nature à découvrir en VTT dans la campagne environnante.”
Enora et Éric : “Nous habitons Nantillé et la plus proche école pour Enora était celle de Brizambourg. Inscrite en maternelle, elle s’est faite bien sûr, plein de copines. Pour l’heure, on se dépêche, c’est le goûter !”
Guénaël, Stéphanie, Florence, Marie, Benjamin, l’équipe enseignante de l’école Yves Bray : “Notre établissement totalise 112 élèves, des classes de maternelle au CM2. Plusieurs projets sont à l’honneur cette année : classe découverte à Paris, rencontre avec le Jeune Orchestre Atlantique, école et cinéma, correspondance internet et rencontre avec Écoyeux.”
Didier, Président du Tennis Club Brizambourg-Bercloux : “Créée en 1985, l’association enregistre 40 licenciés toutes générations confondues. Seule école du canton, le club se distingue par sa vitalité et ses résultats : tournoi d’Aumagne remporté en septembre dernier par Allan Calbris ; Amélie Tessier, championne du Master de Saintonge 4è série.”